En bref
- Type : adossée
- Lames : 38 lames orientables en acier
- Vent : 70 km/h annoncés
- Fourni : manivelle, kit d'ancrage et visserie
Ce qu'est une pergola bioclimatique
Adossée à la façade, la Piana 3 x 3 m prolonge la maison sur 298 cm de profondeur, et comme toute bioclimatique, elle se distingue d'une tonnelle par ses lames qui pivotent, de 0 à 110 degrés. Fermées, elles forment une toiture continue qui protège du soleil et de la pluie ; ouvertes, elles laissent passer la lumière et surtout l'air chaud, qui s'échappe par le haut au lieu de stagner sous la toile.
Contre un mur exposé au sud, ce second point compte plus encore, et il explique le mot bioclimatique. Sous une toile pleine, l'air chauffé par le soleil reste piégé : on a de l'ombre mais on étouffe. Des lames entrouvertes créent un tirage naturel qui évacue cet air par le haut et fait descendre la température ressentie de plusieurs degrés, sans ventilateur ni climatisation.
Sur ce modèle, l'orientation des 38 lames se règle à la manivelle au fil de la journée : ouvertes le matin pour la lumière qui entre dans la maison, refermées à l'aplomb du soleil, rouvertes le soir pour évacuer la chaleur que la façade a accumulée. C'est un usage actif, très différent d'un store qu'on déroule et qu'on oublie.
Les cotes publiées par Cazeboo
L'annonce Amazon indique 297 sur 195 centimètres, 4 poteaux et 19 lames : c'est le texte de la version 3 x 2 m, recopié. Cazeboo, qui vend ce modèle sous la référence KIT-000605, publie 297 sur 298 centimètres, soit 9 mètres carrés couverts, avec 2 poteaux et 38 lames.
C'est la fiche du fabricant qui fait foi. La différence n'est pas mince, puisqu'elle porte sur un mètre de profondeur et trois mètres carrés de couverture, soit la place d'une rangée de convives.
Vérifiez que ces 298 centimètres de profondeur tiennent sur votre terrasse, en comptant le passage devant la pergola. Notre calculateur de dimension de pergola donne la surface nécessaire selon ce que vous voulez installer dessous.
Avec 298 centimètres, c'est la plus profonde des Piana adossées, et ses 38 lames laissent un pas d'environ 8 centimètres, serré une fois fermé.
Ce qui distingue ce modèle
Il s'agit de la version adossée de la gamme Piana, dont nous présentons également les deux modèles autoportés. Elle partage leur construction : structure en aluminium thermolaqué, lames en acier, résistance annoncée à 70 km/h de vent.
Le choix de lames en acier sur une structure aluminium est fréquent et rarement expliqué. L'acier est plus rigide à épaisseur égale, donc une lame fléchit moins sur une longue portée ; en contrepartie il est plus lourd et redoute la corrosion si son revêtement est entamé, alors que l'aluminium n'a pas ce défaut. Sur un produit d'extérieur, cela impose de ne jamais rayer les lames au montage.
Le kit est livré complet : manivelle, kit d'ancrage et visserie. C'est un point pratique appréciable, plusieurs concurrents laissant l'ancrage en option alors qu'il est indispensable.
Le drainage, ce qui sépare une bioclimatique d'une tonnelle
Contre une façade, la question de l'eau se pose avec plus d'acuité : elle ne doit ni couler vers le mur ni tomber sur le seuil de la porte-fenêtre. Lames fermées, les 9 mètres carrés de la Piana 3 x 3 m reçoivent 90 litres pour une pluie de 10 millimètres, et c'est le trajet de cette eau qui distingue une bioclimatique d'une tonnelle.
Sur les modèles qui le documentent, les lames se chevauchent, versent dans des gouttières intégrées aux poutres et descendent par les poteaux creux. Cazeboo ne décrit pas ce circuit pour cette Piana adossée. Observez donc la première averse, lames fermées : l'eau doit partir du côté des deux poteaux, loin du mur, et le sol à leur pied doit pouvoir la recevoir sans la renvoyer vers la maison.
Sur une adossée, l'eau part à l'opposé du mur : un toit légèrement incliné vers l'extérieur accélère cette évacuation et évite la stagnation, qui pèse sur la structure et finit par provoquer des infiltrations entre les lames. Il présente un second avantage, moins évident : les feuilles et les poussières glissent au lieu de s'accumuler, ce qui réduit nettement l'entretien saisonnier.
Adossée, cette Piana renvoie son eau vers l'avant, à l'opposé du mur ; notre comparatif adossée ou autoportée compare ce schéma à celui d'une pergola sur quatre poteaux.
Le montage et l'ancrage
Une adossée se monte en deux temps : la fixation contre la façade, puis les deux poteaux et le toit de 38 lames assemblé en hauteur. Cazeboo compte trois personnes et deux à quatre heures pour les Piana, préparation du sol exclue ; le perçage du mur et le réglage de niveau de la fixation murale gagnent à être faits avant l'arrivée des aides.
Côté jardin, deux poteaux seulement tiennent le toit de 9 mètres carrés, et le mur reprend le reste. Les deux appuis doivent donc être irréprochables : chevilles dans un mur porteur sain, platines vissées dans une dalle béton, une terrasse maçonnée ou des plots coulés. Un platelage bois ou des dalles posées à sec ne retiendraient pas la structure sous le vent de 70 km/h annoncé.
Le niveau se contrôle entre le mur et les poteaux : si la fixation murale et les platines ne sont pas dans le même plan, le cadre se tord, les lames ne ferment plus à plat et l'eau passe par les jonctions, parfois juste au-dessus de la porte. Ce défaut apparaît souvent à la première saison de pluie et se rattrape mal une fois tout serré.
Avant de commander, comparez aussi le passage de 204 centimètres sous les poutres à la hauteur de la porte-fenêtre et de ce qui dépasse de la façade ; notre calculateur de dimension de pergola complète la vérification côté surface.
Entretenir la structure et le mécanisme
La structure grise en aluminium thermolaqué de cette Piana demande peu : un lavage à l'eau savonneuse une à deux fois par an suffit à conserver la finition. Il faut en revanche éviter les produits abrasifs et les nettoyeurs haute pression sur le revêtement, qui l'entament et ouvrent la voie à la corrosion.
Chaque tour de manivelle fait pivoter 38 lames sur une plage de 0 à 110 degrés, et les bielles encaissent tout l'effort. Au pied d'une façade, la poussière et les projections de la terrasse finissent dans les articulations, où un grain de sable suffit à gripper la manœuvre. Un nettoyage annuel et un lubrifiant sec, qui ne colle pas la poussière comme une graisse, préviennent l'essentiel des blocages.
Côté façade, les feuilles s'amassent souvent contre le mur, dans l'angle où la pergola s'appuie. Un contrôle après leur chute, à l'automne, dégage les lames et les poutres avant les orages d'hiver, faute de quoi l'eau déborde là où rien n'est prévu pour la recevoir, parfois contre la maçonnerie.
La notice Cazeboo fixe à 55 kg par mètre carré la charge maximale, soit près de 500 kg sur les 9 mètres carrés du toit, et demande d'enlever la neige qui s'y accumule. Contre une façade, la neige qui glisse du toit de la maison peut s'ajouter à celle qui tombe : à surveiller après chaque épisode.
Pour qui, et notre verdict
Cette Cazeboo convient à une terrasse le long d'un mur, sur 9 mètres carrés, avec un kit complet qui évite les achats complémentaires.
Elle ne conviendra pas à qui veut un drainage dissimulé, non documenté ici, ni à qui ne peut pas percer sa façade. Notre comparatif adossée ou autoportée pose la question, et le guide pergola reprend les critères.
Caractéristiques annoncées
Valeurs annoncées pour ce modèle (297 x 298 cm (9 m2), aluminium thermolaqué) : confirmez-les sur la fiche Amazon, une même référence peut couvrir plusieurs versions.
- type : adossée
- dimensions : 297 x 298 cm (9 m²), 2 poteaux
- lames : 38 lames orientables en acier
- structure : aluminium thermolaqué
- résistance au vent : 70 km/h annoncés
- hauteur : 218 cm, passage de 204 cm
- fourni : manivelle, kit d'ancrage et visserie
