Calculateur de puissance de pompe à chaleur
Indiquez le volume et la température visée : on estime la puissance (kW) conseillée pour chauffer votre bassin dans un délai raisonnable.
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Pompes à chaleur et chauffage piscine
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En bref
Chauffer une piscine n'est pas une affaire de puissance seule, mais de puissance rapportée à un délai. Élever un bassin de 20 m³ de 18 à 28 °C réclame la même quantité d'énergie quelle que soit la machine : ce qui change, c'est le temps que vous acceptez d'attendre. En deux jours il faut 5,1 kW, en quatre jours 2,5 kW suffisent.
Le second facteur est la couverture. Un bassin découvert rend la nuit une bonne part de ce qu'il a gagné dans la journée : sur le même exemple, l'absence de bâche fait passer le besoin de 5,1 à 6,5 kW. Entrez votre volume, vos deux températures et la durée de montée que vous tolérez.
Comment ce calcul fonctionne
On calcule l'énergie pour élever toute la masse d'eau à la température visée (1,16 wattheure par litre et par °C), répartie sur la durée de montée souhaitée : puissance (kW) = volume x écart de température x 1,16 / (jours x 24). On ajoute une marge pour les pertes nocturnes. Une bâche à bulles réduit fortement les pertes et permet une PAC plus petite. C'est une estimation : le rendement réel d'une PAC dépend aussi de la température de l'air.
Des exemples chiffrés
Ces cas sont recalculés à chaque publication du site, à partir de la même règle que le calculateur ci-dessus : vous pouvez les rejouer dans le formulaire.
- PAC pour 20 m³, de 18 à 28 °C en 2 jours, avec bâche → 5,1 kW
- la même sans bâche : les pertes par évaporation coûtent un tiers de plus → 6,5 kW
- bassin exposé au vent : 15 % de puissance en plus → 5,9 kW
Sous-dimensionner coûte plus cher que surdimensionner
C'est l'inverse de ce qui vaut pour un climatiseur, et la raison tient au mode de fonctionnement. Une pompe à chaleur de piscine travaille en continu pour compenser des pertes permanentes, sans les cycles courts qui pénalisent un climatiseur surpuissant. Une machine trop petite tourne alors sans interruption sans jamais atteindre la température visée, use ses composants et consomme davantage qu'une machine correctement dimensionnée qui atteint sa cible puis se régule.
La règle pratique est de viser la puissance calculée, voire légèrement au-dessus, jamais en dessous. Les pertes à compenser dépendent surtout de la surface du bassin, exposée à l'air et à l'évaporation, plus que de son volume : un bassin large et peu profond perd davantage qu'un bassin étroit et profond de même contenance. La région et la période d'usage visée pèsent tout autant, une saison rallongée jusqu'en octobre demandant nettement plus qu'une simple mise en température estivale.
La bâche fait plus que la pompe
C'est le point que les calculs de puissance font souvent oublier : l'évaporation représente la majeure partie des pertes thermiques d'un bassin extérieur découvert. Une bâche à bulles posée la nuit supprime l'essentiel de ce mécanisme et permet de gagner plusieurs degrés sans consommer un watt. Sur bien des installations, elle change davantage la température de baignade que le passage à une pompe plus puissante.
Deux autres paramètres méritent attention. Le coefficient de performance annoncé, souvent supérieur à 5, est mesuré à température extérieure douce : il chute nettement quand l'air descend sous 10 degrés, précisément au moment où vous sollicitez le plus la machine en début et en fin de saison. Le débit de filtration doit enfin être compatible avec la pompe à chaleur, qui a besoin d'un passage d'eau minimal pour fonctionner correctement. Notre calculateur de volume fournit la donnée de départ de tous ces calculs.
Questions fréquentes
Vaut-il mieux une pompe puissante ou une montée en température plus longue ?
Une montée plus longue, dans la plupart des cas. La puissance nécessaire est inversement proportionnelle au délai accepté : sur un bassin de 20 m³ à réchauffer de 10 °C, passer de deux à quatre jours de montée divise le besoin par deux, de 5,1 à 2,5 kW. Comme on ne chauffe une piscine qu'une fois en début de saison, puis qu'on se contente de maintenir la température, surdimensionner pour gagner une journée n'a guère d'intérêt.
La bâche change-t-elle vraiment quelque chose ?
Oui, et c'est l'accessoire le plus utile de toute l'installation. Le calcul applique une majoration de 35 % des besoins à un bassin non couvert, contre 5 % à un bassin bâché : sur 20 m³ à réchauffer de 10 °C en deux jours, le besoin passe ainsi de 5,1 à 6,5 kW. L'essentiel des pertes se produit la nuit, par évaporation, et une simple bâche à bulles posée le soir en supprime la plus grande partie.
Faut-il tenir compte de l'exposition au vent ?
Le vent accélère l'évaporation, donc les pertes : le calcul ajoute 15 % pour un bassin exposé. Sur un grand volume l'effet devient sensible, puisque 50 m³ à porter de 18 à 28 °C en trois jours demandent 9,8 kW en site venté. Une haie, une clôture pleine ou un abri bas corrigent cet écart plus efficacement qu'une pompe à chaleur plus grosse, et ils profitent aussi au confort de baignade.