En bref
- Dimensions : 300 cm de diamètre
- Protection : UV 50+
- Pied : socle en croix inclus, à lester
- Toile : polyester hydrofuge
Ce qui distingue ce modèle
C'est le plus simple de cette sélection, et c'est sa qualité : pas d'éclairage, pas de fonction annexe, un parasol déporté de trois mètres avec sa protection UV 50+, son socle en croix, son inclinaison et sa manivelle.
Cette simplicité a une conséquence directe sur la fiabilité. Les LED solaires, les capteurs et les mécanismes additionnels sont autant de pièces qui peuvent tomber en panne, souvent avant la toile elle-même. Un parasol qui ne fait qu'ombrager a moins de raisons de cesser de fonctionner.
Le socle en croix est fourni mais livré vide : il faut le lester avec des dalles prévues à cet effet, généralement quatre dalles de béton qui se glissent dans les branches. Le fabricant le dit clairement, ce qui vaut mieux qu'un silence.
La toile hydrofuge repousse une averse d'été, sans être étanche pour autant : sous une pluie soutenue, l'eau finit par traverser et surtout s'accumuler dans les creux.
Inclinable et pivotant : deux réglages, deux usages
Ces deux mots désignent des mouvements différents, et il est utile de savoir lequel sert à quoi.
Le pivotement fait tourner le parasol autour de son mât, ce qui déplace l'ombre horizontalement. C'est le réglage à utiliser pour suivre la course du soleil au fil de l'après-midi, sans bouger la table.
L'inclinaison bascule la toile sur le côté, ce qui abaisse un bord. C'est le réglage du soleil rasant, en fin de journée, quand les rayons arrivent presque à l'horizontale et passent sous une toile restée à plat. Sans inclinaison, un parasol cesse d'être utile à partir de dix-sept ou dix-huit heures en été.
Les deux réglages se complètent donc plutôt qu'ils ne se remplacent, et un parasol qui n'aurait que l'un des deux serait sensiblement moins pratique. Ce modèle offre les deux à la manivelle.
Le lestage, la contrainte propre au parasol déporté
Les 13 kilos de ce Kingsleeve ne suffisent pas à le tenir debout : son mât est placé à côté de la zone ombragée, et la toile de 300 cm pend au bout d'un bras. Le vent qui s'engouffre dessous agit comme sur un levier dont le pied est le point d'appui, et c'est ce pied qui doit empêcher la bascule. Ce comportement vient de la géométrie du déporté, pas d'un défaut du modèle.
Le socle en croix fourni avec ce modèle arrive vide, et c'est à l'acheteur de le charger. Pour un déporté de trois mètres, la charge couramment conseillée tourne autour de cinquante kilos, bien au-delà des vingt kilos qui suffisent à un parasol droit ; une terrasse exposée en demande davantage. Les dalles de béton qui se glissent dans les branches de la croix sont la solution la plus propre.
Deux points en découlent pour ce Kingsleeve. Les dalles de lestage sont à prévoir dans la même commande que le parasol, faute de quoi il reste inutilisable à la livraison. Et une fois la croix chargée, l'ensemble se déplace mal : mieux vaut choisir son emplacement définitif avant de poser les dalles, puis suivre le soleil avec le pivotement plutôt qu'en déplaçant le pied.
Si la terrasse ne permet pas de loger une croix lestée, notre guide des abris de terrasse présente les pergolas et les voiles d'ombrage, qui s'installent autrement.
Le vent et le parasol resté ouvert
Avec une toile ronde de 300 cm, ce parasol offre au vent une surface d'environ sept mètres carrés, et aucune charge raisonnable posée sur sa croix ne résiste à une rafale d'orage. Les parasols qui cassent sont d'abord ceux qu'on a laissés ouverts : le risque se gère par l'usage bien plus que par le choix du modèle.
La manivelle de ce Kingsleeve referme la toile en quelques tours : c'est le geste à faire chaque soir et avant chaque départ, même pour une heure. Un orage d'été qui éclate en l'absence de tout le monde suffit à coucher un déporté resté ouvert.
Quand un déporté cède, ce n'est pas forcément la croix qui bascule. L'effort remonte le long du bras jusqu'à l'articulation avec le mât en aluminium, et c'est là qu'une armature se tord. Une toile qui bat au vent use aussi ses coutures et ses baleines, bien avant qu'une déchirure n'apparaisse.
L'annonce de ce modèle ne mentionne pas d'évent au sommet de la toile. Cette ouverture, présente sur d'autres parasols, laisse sortir l'air qui pousse sous le tissu et soulage la structure lors d'une rafale ; sans elle, la fermeture systématique compte d'autant plus.
Lire les caractéristiques de la toile
Sur ce Kingsleeve, le grammage de la toile n'est pas communiqué, ce qui prive d'un repère utile. Pour situer la question : une toile courante pèse autour de 180 g/m2, une toile épaisse autour de 240 g/m2, et c'est cette épaisseur qui décide de la tenue à la décoloration et à la déformation sur plusieurs saisons.
L'indice UV 50+ annoncé est le plafond de la classification : une toile ainsi notée arrête environ 98 pour cent des ultraviolets, et monter plus haut n'apporterait rien de mesurable. Cet indice ne dit rien de l'opacité : il mesure le rayonnement arrêté, pas la lumière visible, et une toile peut filtrer les UV tout en laissant un dessous lumineux.
Le polyester hydrofuge de ce modèle fait perler une averse passagère, sans être imperméable. Quand la pluie dure, l'eau traverse et forme des poches dans les creux de la toile de 300 cm, dont le poids charge le bras et l'articulation : sous la pluie, ce parasol se referme.
Reste la teinte, à choisir selon l'usage de la terrasse : une toile sombre absorbe davantage la chaleur et assombrit l'ombre, tout en gardant un dessous plus chaud ; une toile claire renvoie une partie du rayonnement et reste plus fraîche, mais laisse passer plus de lumière et montre vite les salissures.
Ranger le parasol en fin de saison
Ce Kingsleeve se rentre à l'automne. Les UV, le gel et l'humidité usent le polyester plus vite que les soirées d'été, et une toile repliée encore humide garde des traces de moisissure qu'aucun nettoyage n'efface.
Avant de le ranger, trois gestes. Laisser la toile ouverte une journée au sec après la dernière pluie, pour ne replier qu'un tissu parfaitement sec. Nettoyer la manivelle et le mécanisme d'inclinaison, puis les lubrifier avec un produit sec qui ne retient pas la poussière comme une graisse. Enfin stocker le mât debout ou à plat, sans pli marqué dans la toile, car un pli permanent finit par se fendre.
Si ce parasol doit rester dehors l'hiver, une housse le protège du rayonnement et des salissures, à condition qu'il soit refermé dessous : housser une toile ouverte ne réduit en rien la prise au vent.
Pour qui, et notre verdict
Ce Kingsleeve convient à qui veut un parasol déporté sans fioritures : la protection est annoncée, le socle est fourni, les deux réglages utiles sont là, et il n'y a rien d'autre qui puisse tomber en panne.
Il ne conviendra pas à qui utilise sa terrasse le soir et voudrait un éclairage intégré, ni à qui cherche une toile épaisse, le grammage n'étant pas communiqué. Notre classement des meilleurs parasols déportés compare ces points.
Le guide des abris de terrasse replace le parasol face aux solutions fixes.
Caractéristiques annoncées
Valeurs annoncées pour ce modèle (300 cm de diamètre) : confirmez-les sur la fiche Amazon, une même référence peut couvrir plusieurs versions.
- dimensions : 300 cm de diamètre
- protection : UV 50+
- armature : aluminium
- pied : socle en croix inclus, à lester
- réglage : inclinable et pivotant, manivelle
- toile : polyester hydrofuge
- poids : 13,0 kg
