En bref
- Type : adossée, 2 poteaux frontaux
- Surface couverte : 10,95 m2
- Capacité : 6 à 8 personnes annoncées
- Drainage : gouttière intégrée, évacuation par les poteaux
Ce qu'est une pergola bioclimatique
Sur l'adossée PURPLE LEAF de 3 x 3,65 m, ce sont deux rangées de lames qui pivotent, et ce pivot est tout ce qui la sépare d'une tonnelle. Lames à 0 degré, les 10,95 mètres carrés forment une toiture fermée contre le soleil et la pluie ; lames relevées jusqu'à 85 degrés, la lumière passe, et l'air chaud monte et s'échappe par le toit au lieu de s'accumuler contre la façade.
C'est cette sortie d'air qui donne son sens au mot bioclimatique, et contre un mur elle compte doublement : la façade chauffée par le soleil rayonne sous une toiture pleine, qui garde la chaleur prisonnière. En entrouvrant les lames, un tirage naturel se crée, l'air réchauffé part par le haut, et la température ressentie descend de plusieurs degrés sans aucun appareil.
Avec deux rangées réglables séparément, le réglage quotidien gagne en finesse : le matin, tout ouvert pour la lumière qui entre dans la maison ; à midi, fermé au-dessus de la table ; le soir, la rangée proche du mur rouverte pour évacuer la chaleur que la façade a stockée. C'est une toiture qu'on pilote, pas un store qu'on déroule une fois pour toutes.
Ce qui distingue ce modèle
C'est la version compacte de l'adossée PURPLE LEAF, et elle reprend l'essentiel de ce qui fait la qualité de sa grande sœur : drainage dissimulé dans les poteaux, toit incliné, deux rangées de lames réglables indépendamment de 0 à 85 degrés.
Ses 10,95 mètres carrés visent une terrasse de taille courante, pour six à huit personnes selon le constructeur. C'est cohérent avec la surface : on compte environ un mètre carré et demi par convive attablé, circulation comprise.
Son intérêt principal est de ne demander que deux poteaux. Sur une terrasse étroite le long d'un mur, une autoportée en imposerait quatre, dont deux au milieu du passage. La différence est décisive dès que la profondeur descend sous les trois mètres.
L'appui mural apporte en outre une stabilité supplémentaire face au vent, la façade reprenant une partie des efforts que quatre poteaux devraient sinon encaisser seuls.
Deux rangées indépendantes : ce que cela permet
La plupart des pergolas de ce segment ont une rangée unique de lames, qui pivotent toutes ensemble. Deux rangées indépendantes changent l'usage de façon concrète.
Le cas le plus courant est celui du soleil rasant de fin d'après-midi. Avec une rangée unique, il faut fermer entièrement pour se protéger, et l'on se retrouve dans la pénombre. Avec deux rangées, on ferme celle qui est du côté du soleil et on laisse l'autre ouverte : la lumière entre encore, l'éblouissement disparaît.
Le second cas est celui de la ventilation. On peut fermer la partie qui surplombe la table pour l'ombre et laisser l'autre ouverte pour que l'air chaud s'échappe, au lieu de choisir entre ombre et tirage. C'est précisément ce que le mot bioclimatique désigne, et une rangée unique ne le permet pas.
Le réglage de 0 à 85 degrés couvre toute la plage utile : à 0 degré les lames sont fermées et étanches, à 85 elles sont pratiquement à la verticale et laissent passer le maximum de lumière.
Le drainage, ce qui sépare une bioclimatique d'une tonnelle
Sur une photo, rien ne distingue une bioclimatique bien drainée d'une imitation ; c'est pourtant le critère décisif. Les 10,95 mètres carrés de ce toit recueillent près de 110 litres pour une pluie de 10 millimètres, et contre une façade, cette eau ne doit surtout pas repartir vers le mur.
Ici, le circuit est décrit : la gouttière intégrée au toit collecte l'eau des lames fermées et la conduit à l'intérieur des deux poteaux frontaux jusqu'au sol, sans descente apparente. Rien ne coule sur le pourtour, et la table reste au sec pendant l'averse. Il reste à prévoir, au pied de chaque poteau, où cette eau s'écoule : une grille, un drain ou un sol perméable plutôt qu'une terrasse sans pente.
Le toit incliné de ce modèle accélère la descente de l'eau vers la gouttière et évite qu'elle stagne sur les lames, où son poids fatigue la structure et où elle finirait par s'infiltrer entre les jonctions. La pente fait aussi glisser les feuilles et la poussière vers l'avant, ce qui allège d'autant le nettoyage de fin de saison.
Pour cette adossée, l'eau part vers les poteaux frontaux, loin du mur ; notre comparatif adossée ou autoportée montre ce que l'autre configuration change à ce trajet.
Le montage et l'ancrage
Ses 140 kilos annoncés ne se montent pas comme une tonnelle à toile : il faut fixer la structure à la façade, dresser deux poteaux et assembler le toit à bout de bras. Prévoyez au moins deux personnes et une bonne partie de la journée, davantage si le sol doit être préparé avant de poser les platines.
L'ancrage conditionne la sécurité. Près de 11 mètres carrés de toit fermé donnent beaucoup de prise au vent, et seuls deux poteaux reprennent l'effort côté jardin, la façade faisant le reste. La visserie des platines exige un support solide, dalle béton, terrasse maçonnée ou plots coulés, et la fixation murale un mur porteur sain ; un platelage bois ou des dalles posées sur sable ne tiendraient pas.
Le réglage de niveau se joue entre le mur et les deux poteaux frontaux. Un support qui penche vrille le cadre, et les deux rangées de lames ne se referment plus à plat : l'eau passe alors précisément par leurs jonctions au lieu de rejoindre la gouttière. Le défaut apparaît souvent après plusieurs mois et se corrige difficilement, d'où l'intérêt de caler avant de serrer.
Six à huit personnes annoncées pour 10,95 mètres carrés : notre calculateur de dimension de pergola permet de vérifier cette estimation avec la table et les chaises que vous comptez réellement installer.
Entretenir la structure et le mécanisme
La structure en aluminium thermolaqué se lave à l'eau savonneuse une ou deux fois par an, sans plus. La seule précaution est de ménager le laquage : pas de produit abrasif ni de nettoyeur haute pression, qui l'attaquent et laissent la corrosion s'installer, en particulier au pied des poteaux, là où ressort l'eau du drainage.
Deux rangées à manœuvrer séparément, ce sont deux jeux d'articulations à surveiller. Les bielles portent le poids des lames, et un grain de sable ou un dépôt de calcaire suffit à durcir la rotation d'une rangée. Une fois par an, nettoyez les articulations des deux côtés et appliquez un lubrifiant sec, qui ne retient pas la poussière comme le ferait une graisse.
Parce que l'eau passe par la gouttière puis à l'intérieur des poteaux, une poignée de feuilles suffit à tout bloquer, et l'eau déborde alors sur le côté, là où la pergola n'est pas conçue pour la laisser couler. Un nettoyage de la gouttière à l'automne, une fois les arbres dénudés, évite de le découvrir au premier orage d'hiver.
En hiver, laissez les deux rangées de lames ouvertes. Fermées, elles offrent à la neige une surface pleine de près de 11 mètres carrés, dont tout le poids reposerait sur le mécanisme ; ouvertes, la neige tombe entre elles et rejoint le sol.
Pour qui, et notre verdict
Cette PURPLE LEAF convient à une terrasse de taille courante le long d'une façade, pour qui veut le confort d'un drainage invisible et la souplesse de deux rangées de lames sans monter à la surface de la 4,25 m.
Elle ne conviendra pas si la façade ne peut pas être percée, ni sur un mur mal orienté, l'adossée suivant nécessairement l'orientation de la maison. Ses 140 kilos demandent un montage à plusieurs.
Notre comparatif adossée ou autoportée pose l'arbitrage, et le guide pergola reprend les autres critères.
Caractéristiques annoncées
Valeurs annoncées pour ce modèle (3 x 3,65 m, aluminium thermolaqué) : confirmez-les sur la fiche Amazon, une même référence peut couvrir plusieurs versions.
- type : adossée, 2 poteaux frontaux
- dimensions : 3 x 3,65 m
- surface couverte : 10,95 m2
- lames : deux rangées indépendantes, 0 à 85°
- toit : incliné, gouttière intégrée
- drainage : dissimulé dans les poteaux
- structure : aluminium thermolaqué
- poids : 140,0 kg
