En bref
- Type : adossée, 2 poteaux frontaux
- Surface couverte : 12,75 m2
- Lames : deux rangées indépendantes, 0 à 85°
- Drainage : gouttières intégrées, évacuation par les poteaux
Ce qu'est une pergola bioclimatique
La PURPLE LEAF de 3 x 4,25 m mérite le nom de bioclimatique pour une raison mécanique : ses lames, réparties en deux rangées, tournent sur elles-mêmes. Refermées, elles couvrent 12,75 mètres carrés d'un toit continu qui arrête pluie et soleil ; ouvertes, elles laissent descendre la lumière et monter l'air chaud, qui s'en va par le haut plutôt que de s'accumuler sous le toit comme sous une toile.
Ce tirage est l'argument de fond. Sous une toiture pleine de plus de quatre mètres de long, la chaleur reste emprisonnée et l'ombre devient pesante. Lames entrouvertes, l'air réchauffé monte et s'échappe, remplacé par de l'air plus frais, et la sensation de chaleur baisse de plusieurs degrés sans le moindre ventilateur ni climatiseur.
Au fil d'une journée d'été, les lames changent de position plusieurs fois : ouvertes jusqu'à 85 degrés le matin pour la lumière, refermées quand le soleil est haut, rouvertes le soir pour que la terrasse se débarrasse de la chaleur de l'après-midi. Sur 4,25 mètres, régler chaque rangée à part évite de plonger toute la surface dans l'ombre pour protéger un seul bout de table.
Ce qui distingue ce modèle
Deux caractéristiques la placent au-dessus de la moyenne du segment, et toutes deux concernent la pluie plutôt que le soleil.
La première est son drainage dissimulé. L'eau collectée par les lames fermées est conduite dans des gouttières intégrées au toit, puis évacuée à travers les poteaux, creux, jusqu'au sol. Rien ne ruisselle sur les bords : on peut rester à table sous une averse, ce qui n'est pas le cas des modèles où l'eau déborde simplement sur le pourtour.
La seconde est son toit incliné. Il accélère l'écoulement, évite la stagnation qui pèse sur la structure et provoque à terme des infiltrations entre les lames, et fait glisser feuilles et poussières au lieu de les laisser s'accumuler. C'est autant un choix d'entretien qu'un choix technique.
Ses deux rangées de lames se règlent indépendamment, de 0 à 85 degrés. Cela permet d'ombrager la partie proche de la maison tout en laissant la lumière entrer côté jardin, un réglage impossible sur une pergola à rangée unique.
Adossée : ce que cela change
Fixée contre la façade, cette pergola ne repose que sur deux poteaux frontaux au lieu de quatre. Elle libère donc la circulation le long du mur et crée une continuité entre l'intérieur et l'extérieur, ce qui compte sur une terrasse étroite où quatre poteaux seraient encombrants.
L'appui mural apporte aussi une stabilité supplémentaire face au vent, la façade reprenant une partie des efforts. En contrepartie, la fixation doit être faite dans un mur porteur sain et l'étanchéité de la jonction doit être soignée : c'est le point de faiblesse d'une adossée mal posée, l'eau s'infiltrant entre la structure et le mur.
Il faut également vérifier l'exposition. Adossée à la façade, la pergola suit l'orientation de la maison, sans possibilité de la tourner : sur un mur plein nord, elle apportera peu.
Le drainage, ce qui sépare une bioclimatique d'une tonnelle
C'est sur la pluie que se jouent les différences, et une photo ne les montre pas. Un toit de 12,75 mètres carrés fermé reçoit près de 130 litres pour 10 millimètres de pluie, soit une bonne quantité d'eau à conduire hors de la terrasse à chaque averse, sans la laisser revenir vers la façade.
Sur ce modèle, les gouttières intégrées au toit recueillent l'eau des lames refermées et l'envoient à l'intérieur des deux poteaux frontaux. Le point qui reste à la charge de l'acheteur est la sortie : l'eau ressort au pied des poteaux, et une terrasse sans pente la laisserait s'étaler sous les pieds des convives. Un regard, un drain ou une bande de gravier à cet endroit complète utilement le système.
Le toit incliné joue ici sur une grande longueur : 4,25 mètres, c'est autant de distance où l'eau pourrait stagner sur un toit plat. La pente l'entraîne vers les gouttières, ce qui soulage les lames d'un poids inutile et limite les infiltrations entre elles ; les feuilles glissent au lieu de former des amas humides qu'il faudrait retirer à la main.
La façade oriente l'eau de cette adossée vers l'avant ; notre comparatif adossée ou autoportée montre comment ce trajet se présente sur une pergola posée sur quatre poteaux.
Le montage et l'ancrage
Avec 177 kilos annoncés, une toiture de 4,25 mètres à hisser et une fixation à réaliser dans la façade, ce montage n'a rien d'une tonnelle. Comptez une journée à deux au minimum, une troisième personne étant bienvenue pour tenir les grandes pièces en hauteur, et plus de temps si le support doit être préparé.
Sur 12,75 mètres carrés, la prise au vent d'un toit fermé est importante, et les deux poteaux frontaux en supportent une grande partie. Leur visserie d'ancrage demande une dalle béton, une maçonnerie ou des plots coulés, et la fixation murale un mur porteur en bon état. Un platelage en bois ou des dalles posées à sec céderaient à la première rafale sérieuse.
Plus la structure est longue, plus un défaut de niveau se paie. Sur 4,25 mètres, un sol en pente met le cadre en torsion, les lames des deux rangées ferment mal et l'eau passe par les jonctions au lieu de rejoindre les gouttières. Rien ne se voit au montage ; le problème surgit à l'automne et se rattrape mal une fois la toiture assemblée.
Entre la version de 3,65 m et cette 4,25 m, l'écart est de 1,8 mètre carré ; notre calculateur de dimension de pergola aide à voir si la table et les chaises prévues justifient la plus grande.
Entretenir la structure et le mécanisme
Deux lavages par an à l'eau savonneuse, parfois un seul, suffisent à entretenir la structure en aluminium thermolaqué. Sur une toiture de cette longueur, la tentation du nettoyeur haute pression est forte : c'est pourtant ce qui entame le laquage, comme les produits abrasifs, et ouvre la voie à la corrosion.
Les bielles et la manivelle portent le poids de lames qui s'étendent sur 4,25 mètres, et le moindre grain de sable ou dépôt calcaire dans une articulation durcit la rotation. Un nettoyage des articulations chaque année, suivi d'un lubrifiant sec plutôt que d'une graisse qui fixerait la poussière, écarte la plupart des pannes.
Les gouttières de ce modèle sont intégrées au toit et la descente passe à l'intérieur des poteaux : un bouchon de feuilles y reste invisible, jusqu'au jour où l'eau passe par-dessus et tombe là où rien n'est prévu. Un contrôle à l'automne, après la chute des feuilles, écarte ce risque avant la saison des orages.
Par temps de neige, les lames restent ouvertes. Une toiture fermée de 12,75 mètres carrés retiendrait la neige comme un toit plat et en ferait porter tout le poids au mécanisme d'orientation ; ouverte, elle la laisse passer jusqu'au sol.
Pour qui, et notre verdict
Cette PURPLE LEAF est le meilleur choix de cette sélection pour une région pluvieuse ou pour qui veut réellement utiliser sa terrasse par mauvais temps. Son drainage dissimulé et son toit incliné traitent le problème que les autres modèles laissent au hasard, et ses deux rangées de lames indépendantes offrent une souplesse de réglage rare.
Elle ne conviendra pas si vous ne pouvez pas percer la façade, en location ou en copropriété : il faut alors une autoportée. Et ses 177 kilos annoncés en font un montage à plusieurs, sur un support solide.
Notre comparatif adossée ou autoportée aide à trancher, et le guide pergola reprend les autres critères.
Caractéristiques annoncées
Valeurs annoncées pour ce modèle (3 x 4,25 m, aluminium thermolaqué) : confirmez-les sur la fiche Amazon, une même référence peut couvrir plusieurs versions.
- type : adossée, 2 poteaux frontaux
- dimensions : 3 x 4,25 m
- surface couverte : 12,75 m2
- lames : deux rangées indépendantes, 0 à 85°
- toit : incliné, gouttières intégrées
- drainage : dissimulé dans les poteaux
- structure : aluminium thermolaqué
- poids : 177,0 kg
