Tous les radiateurs électriques ont exactement le même rendement : cent pour cent. Aucun ne peut donc consommer moins qu'un autre à chaleur égale, et toute annonce qui le prétend décrit quelque chose qui n'existe pas. Ce qui distingue réellement ces appareils, c'est la façon dont ils délivrent la chaleur, le volume qu'ils savent traiter, et la température que prend leur surface. Ce guide prend ces trois questions dans l'ordre.

En bref

  • Aucun radiateur électrique ne consomme moins qu'un autre : ils rendent tous 100 % de l'électricité en chaleur. La seule économie possible vient du thermostat et de la consigne.
  • Calculez en mètres cubes, longueur × largeur × hauteur, et comptez environ 40 W/m³ dans un logement correctement isolé.
  • L'inertie du bain d'huile achète de la stabilité, pas des économies : 20 à 30 minutes avant l'effet, et une restitution qui continue après l'arrêt.
  • À puissance égale, plus d'ailettes = surface moins chaude, donc moins de risque de brûlure et pas d'odeur de poussière grillée.
  • ⛔ Jamais de multiprise ni de rallonge enroulée : 2 500 W appellent 11 A en continu, et c'est au point de connexion que ça chauffe.

Pourquoi la promesse d'économie n'existe pas

C'est le point de départ, et il écarte la moitié des arguments de vente de ce rayon. Un radiateur électrique est une résistance : le courant la traverse, elle s'échauffe, et toute l'énergie électrique consommée se retrouve sous forme de chaleur dans la pièce. Il n'y a ni combustion dont les fumées partiraient dehors, ni fluide qui s'échapperait, ni pièce mobile qui dissiperait en frottement. Le rendement est de cent pour cent, et il l'est pour tous : bain d'huile, convecteur, soufflant, panneau rayonnant, sèche-serviettes.

Deux mille watts consommés donnent donc deux mille watts de chaleur, quelle que soit la technologie et quelle que soit la marque. Un appareil qui annonce une « faible consommation » ou une « efficacité augmentée de 83 % » décrit quelque chose d'impossible, ou compare implicitement à autre chose qu'il ne nomme pas.

Il existe bien des économies à faire, mais elles ne sont pas dans l'appareil :

  • La consigne. Un degré de moins représente environ 7 % de consommation en moins. C'est le seul levier qui se compte en dizaines de pourcents, et aucun appareil ne le remplace.
  • La durée. Un appoint chauffe une pièce occupée pendant qu'on l'occupe. Chauffer une chambre toute la journée pour y dormir huit heures coûte trois fois le nécessaire.
  • Le volume chauffé. Fermer la porte de la pièce chauffée divise le volume à traiter, et c'est précisément l'intérêt d'un appoint par rapport au chauffage central.
  • Le thermostat. Un appareil qui régule au demi-degré dépasse moins sa consigne qu'un appareil qui régule à trois degrés. L'écart se compte en pourcents, pas davantage.
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Autrement dit : choisissez un appareil pour le confort qu'il donne et pour sa sécurité, jamais pour une promesse de consommation.

La puissance se calcule en mètres cubes

On chauffe de l'air, pas une surface au sol. La bonne unité est donc le mètre cube, et la bonne opération tient en une ligne : longueur × largeur × hauteur sous plafond.

Le repère pour un chauffage d'appoint, dans un logement correctement isolé, est d'environ 40 watts par mètre cube. Appliqué à des cas réels :

  • une chambre de 12 m² sous 2,50 m fait 30 m³ → environ 1 200 W ;
  • la même pièce sous 3,20 m, courante dans l'ancien, fait 38 m³ → environ 1 500 W ;
  • un salon de 25 m² sous 2,50 m fait 62 m³ → environ 2 500 W ;
  • un bureau de 8 m² sous 2,50 m fait 20 m³ → environ 800 W.
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Majorez d'un quart si la pièce est en rez-de-chaussée ou au-dessus d'un vide sanitaire, si elle possède deux murs donnant sur l'extérieur, ou si elle a de grandes surfaces vitrées. Et sachez qu'un appoint ne compense jamais une isolation défaillante : il la paie, mois après mois, sur la facture.

Les annonces, elles, parlent presque toutes en mètres carrés, ce qui laisse la hauteur de plafond dans l'ombre : sur les dix produits de notre classement des radiateurs à bain d'huile, un seul exprime sa capacité en mètres cubes. Quand l'annonce ne donne qu'une surface, supposez un plafond de 2,50 m, et retirez un cinquième si le vôtre est plus haut.

Notre calculateur de chauffage d'appoint fait ce calcul en tenant compte de l'isolation et de l'exposition, et rend une puissance plutôt qu'un ordre de grandeur.

Quatre technologies, quatre comportements

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Puisque le rendement est identique, c'est la façon de délivrer la chaleur qui distingue ces appareils. Quatre familles coexistent, et elles ne conviennent pas aux mêmes pièces.

Le bain d'huile. Une résistance chauffe une huile minérale scellée dans des ailettes, qui la diffusent par convection naturelle et par rayonnement. L'huile stocke avant de rendre : comptez vingt à trente minutes avant de sentir l'effet, et une restitution qui continue après l'arrêt. Chaleur très stable, aucun bruit, aucun brassage d'air. En contrepartie, l'appareil pèse dix à quinze kilos et met du temps à agir : c'est le choix d'une pièce où l'on reste plusieurs heures.

Le convecteur. Une résistance chauffe l'air qui la traverse, par simple tirage thermique. Réaction rapide, prix bas, appareil léger. Mais il crée un mouvement d'air qui soulève les poussières, chauffe surtout le haut de la pièce, et sa surface atteint des températures élevées.

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Le soufflant. Un convecteur avec un ventilateur : effet immédiat, en quelques secondes, mais bruit permanent et chaleur qui disparaît aussitôt l'appareil arrêté. C'est le bon choix pour une salle de bains, où l'on veut dix minutes de chaleur à heure fixe, et le mauvais pour une pièce de vie.

Le panneau rayonnant. Il chauffe les surfaces et les personnes plutôt que l'air, comme le soleil. Sensation de chaleur rapide, sans brassage. Il demande en revanche d'être en vue directe : derrière un meuble ou un paravent, il ne sert plus à rien.

Ce que l'inertie achète, et ce qu'elle coûte

L'inertie est le seul vrai argument du bain d'huile, et il faut en décrire les deux faces.

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Ce qu'elle apporte : une température qui ne varie presque pas. Un soufflant alterne bouffées chaudes et refroidissements, parce qu'il n'a rien pour stocker ; un bain d'huile lisse ces variations, et la pièce reste à la même température pendant des heures. Elle apporte aussi le silence absolu, puisqu'il n'y a ni ventilateur ni dilatation brutale de métal, et l'absence de brassage, ce qui compte pour qui est sensible aux poussières. Et elle permet d'éteindre l'appareil avant de quitter la pièce, puisqu'il continuera de restituer.

Ce qu'elle coûte : le temps de montée, vingt à trente minutes, qui exclut l'usage ponctuel. Le poids, dix à quinze kilos, qui fait qu'un appareil « mobile » se déplace en réalité deux fois par an. Et l'encombrement, puisqu'un modèle à onze ou treize ailettes mesure facilement cinquante centimètres de long.

Elle n'apporte en revanche aucune économie directe. L'économie indirecte existe et vaut d'être comprise : un appareil à forte inertie déclenche son thermostat par cycles longs, donc dépasse moins souvent sa consigne qu'un appareil qui réagit vite et coupe sec. L'écart se compte en pourcents.

Le nombre d'ailettes se lit comme une température de surface

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C'est le critère le plus mal compris de ce rayon. Le nombre d'ailettes ne dit rien de la puissance : on trouve 2 500 W sur onze ailettes comme sur treize, et 2 000 W sur huit colonnes comme sur neuf.

Ce qu'il dit, c'est la surface d'échange. À puissance égale, plus la surface est grande, plus la température de chaque ailette est basse pour délivrer la même chaleur. Trois conséquences concrètes :

  • la sécurité : une surface moins chaude brûle moins au contact, ce qui compte avec un enfant qui court ou un animal qui vient se coller contre ;
  • l'odeur : une surface très chaude grille les poussières déposées, d'où l'odeur caractéristique des premières heures de la saison ;
  • l'encombrement : plus d'ailettes signifie un appareil plus long, et il faut la place le long d'un mur.

À choisir entre deux modèles de même puissance, celui qui a le plus d'ailettes est donc préférable, à condition d'avoir la place.

⛔ Les 16 ampères de la prise, et les deux interdits

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Une prise domestique française est protégée pour 16 ampères, soit environ 3 500 watts. Un radiateur de 2 500 watts appelle près de 11 ampères, en continu et pendant des heures, ce qui est un régime très différent de celui d'un aspirateur ou d'une bouilloire.

Deux conséquences, et ce sont des interdits :

Pas de multiprise. Les contacts internes d'une multiprise ne sont pas dimensionnés pour une charge permanente de cette intensité. Ils chauffent à leur point de connexion, et c'est précisément là que commence un départ de feu. Le radiateur se branche directement sur une prise murale, seul.

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Pas de rallonge, et surtout pas enroulée. Une rallonge de section insuffisante chauffe sur toute sa longueur, et une rallonge laissée sur son enrouleur ne dissipe pas cette chaleur : elle s'accumule au cœur de la bobine. Si la prise est trop loin, c'est une prise qu'il faut faire installer, pas un câble qu'il faut rallonger.

Troisième point, moins connu : ne branchez pas deux appareils de forte puissance sur la même ligne. Un radiateur de 2 500 W et un sèche-cheveux de 2 000 W sur le même circuit font 4 500 W, soit 20 ampères : le disjoncteur coupe, et c'est son travail.

Les trois sécurités à exiger

Un appareil de chauffage reste allumé sans surveillance, parfois la nuit. Trois dispositifs ne sont pas des options :

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La protection contre la surchauffe coupe l'appareil si la dissipation est entravée, par exemple s'il est poussé contre un rideau ou recouvert. Tous les modèles de notre sélection l'annoncent.

Le dispositif anti-bascule l'arrête s'il tombe. C'est indispensable sur un appareil monté sur roulettes et haut : un radiateur couché ne dissipe plus correctement, et son huile ne circule plus comme prévu.

Le thermostat, enfin, qui n'est pas qu'un confort : sans lui, l'appareil chauffe en continu et la pièce monte sans limite.

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Deux règles d'usage s'ajoutent, et elles ne dépendent d'aucun équipement. Ne rien poser sur un radiateur, et surtout pas de linge à sécher : c'est la cause d'incendie domestique la plus banale avec ce type d'appareil. Et le tenir à distance des rideaux, de la literie et des meubles rembourrés.

⛔ La salle de bains : les volumes, et l'indice que presque personne ne publie

C'est la pièce pour laquelle on cherche le plus souvent un chauffage d'appoint, et c'est la seule du logement où le choix de l'appareil relève d'une norme. Il faut donc commencer par un chiffre que nous avons relevé en composant ce rayon : sur 89 annonces de chauffage d'appoint, douze portent les mots « salle de bain » dans leur titre, et trois publient un indice de protection contre l'eau. Sur ces trois, l'une annonce IP20, c'est-à-dire aucune protection contre l'eau du tout.

L'installation électrique d'une salle de bains est régie par la norme NF C 15-100, qui découpe la pièce en zones appelées volumes, chacune imposant ses exigences. Le volume 0 est l'intérieur de la baignoire ou du receveur de douche. Le volume 1 est l'espace situé au-dessus, jusqu'à 2,25 m du sol : aucun appareil de chauffage mobile n'y a sa place. Le volume 2 s'étend sur soixante centimètres autour des deux premiers, et il exige au minimum un indice IPX4. Au-delà de cette bande de soixante centimètres, on est hors volume, et la norme n'impose plus d'indice particulier.

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Un indice IP se lit en deux chiffres : le premier concerne les corps solides, le second l'eau. Un X à la place du premier signifie que le fabricant ne déclare rien sur ce point, ce qui est sans conséquence dans un logement. Le chiffre qui compte est le second, et le 4 désigne la protection contre les projections venant de toute direction : exactement la situation d'une paroi de douche qui éclabousse. Ce n'est ni l'étanchéité à l'immersion, ni la résistance à un jet sous pression.

D'où la conduite à tenir, et elle est simple à énoncer. Quand l'indice n'est pas publié, l'appareil reste dans une pièce sèche. Un indice absent n'est pas un indice bas : c'est une absence de réponse, et sur une question de sécurité électrique elle se traite comme un refus. Si un appareil sans indice doit malgré tout servir dans une salle de bains, il se tient hors volume, c'est-à-dire à plus de soixante centimètres de la douche et de la baignoire, ce qui suppose une pièce assez grande pour que cette distance existe, et ce n'est pas le cas de la majorité des salles d'eau françaises.

Deux exigences d'installation complètent le tableau, et elles portent sur la pièce et non sur l'appareil. La première : les circuits d'une salle de bains doivent être protégés par un différentiel de 30 mA, ce qui se vérifie au tableau électrique dans un logement ancien. La seconde : la liaison équipotentielle, qui relie entre elles et à la terre toutes les masses métalliques de la pièce, canalisations, huisseries, bonde, structure de baignoire. Elle existe précisément parce qu'une pièce d'eau est l'endroit du logement où un défaut électrique est le plus dangereux.

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Un mot enfin sur le type d'appareil, puisque la question se pose dans cette pièce plus qu'ailleurs. On y veut dix à vingt minutes de chaleur, pas une température tenue toute la journée : c'est l'usage même d'un soufflant, et le mauvais usage d'un bain d'huile, qui met vingt à trente minutes à produire son effet, soit plus longtemps que la durée d'occupation. Un appareil fixé au mur présente par ailleurs un avantage que le catalogue ne met jamais en avant : il ne se renverse pas, ce qui compte dans une pièce où le sol est mouillé et où l'on se déplace pieds nus.

Le niveau sonore ne veut rien dire sans son régime de mesure

Ce critère ne concerne qu'une partie du rayon : un radiateur à bain d'huile n'a pas de ventilateur et ne fait aucun bruit. Un chauffage soufflant, lui, est un élément chauffant avec un ventilateur devant, et c'est ce ventilateur qui décide si l'appareil s'utilise dans une chambre ou s'y éteint.

Les valeurs annoncées vont de 29 à 44 dB(A) chez les appareils qui en publient une, et l'écart est plus important qu'il n'y paraît. L'échelle des décibels étant logarithmique, quinze décibels d'écart correspondent à un son perçu environ trois fois plus fort. Pour situer ces valeurs : trente décibels correspondent à l'ambiance d'une pièce calme la nuit, en dessous du ronronnement d'un réfrigérateur ; quarante-quatre décibels sont le niveau d'une conversation à voix basse.

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Mais la précaution la plus utile porte ailleurs, et elle est rarement dite : un niveau sonore annoncé sans son régime de mesure est presque toujours celui du palier le plus bas, c'est-à-dire du mode éco. Il ne dit rien du bruit de l'appareil à pleine puissance, qui est précisément le moment où on l'allume. Sur les cinq appareils de notre rayon qui publient une valeur, un seul la rapporte à un régime, en annonçant trente décibels à puissance maximale. Trente décibels à pleine chauffe valent mieux que vingt-neuf décibels sans précision : la première valeur décrit le pire cas, la seconde le meilleur.

Reste un point que le chiffre ne dit pas et qui est commun à tous les soufflants : l'appareil déplace de l'air, quel que soit son niveau sonore. Ce courant tiède est perceptible à deux mètres, il fait bouger ce qui est léger et il se sent sur la peau. C'est pourquoi, pour une pièce où l'on reste assis plusieurs heures, un appareil à inertie est plus confortable qu'un soufflant silencieux : le bruit n'est pas le seul inconfort d'un ventilateur.

Chauffer n'assèche pas l'air, et ne règle pas l'humidité

Une confusion mérite d'être levée, parce qu'elle apparaît dans les annonces. Aucun radiateur n'ajoute ni ne retire d'eau de l'air. Ce qu'il change, c'est l'humidité relative : la même quantité de vapeur, à température plus élevée, représente un pourcentage plus faible de ce que l'air pourrait contenir. L'air paraît donc plus sec, la condensation disparaît des vitres, et les muqueuses s'en ressentent, mais l'eau est toujours présente et reviendra au premier refroidissement.

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Deux conséquences pratiques. Si l'air vous paraît sec, le problème vient de la température autant que de l'humidité, et un bol d'eau sur le radiateur n'y changera presque rien : c'est un humidificateur qui fait ce travail, et le site a son classement des humidificateurs. Et si un mur moisit ou qu'une pièce sent le renfermé, chauffer déplace le problème sans le traiter : il faut retirer l'eau, donc un déshumidificateur, et ventiler.

Récapitulatif : l'ordre dans lequel décider

Premier arbitrage, le volume. Mesurez longueur, largeur et hauteur, multipliez, comptez 40 watts par mètre cube et majorez d'un quart si la pièce est mal placée. Vous avez votre puissance, et elle élimine la moitié du rayon.

Deuxième arbitrage, l'usage. Une pièce où l'on reste des heures ? Le bain d'huile, pour sa stabilité et son silence. Dix minutes de chaleur à heure fixe dans une salle de bains ? Un soufflant, dont l'inertie nulle est ici un avantage. Un poste de travail occupé par une personne ? Un panneau rayonnant en vue directe.

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Troisième arbitrage, à puissance et technologie égales : le nombre d'ailettes, pour une surface moins chaude, puis les niveaux de puissance, qui permettent de tenir une température au lieu de cycler entre deux extrêmes.

Quatrième arbitrage, les sécurités : surchauffe, anti-bascule, thermostat. Et la prise, qui doit être murale et dédiée.

Ce qui ne doit pas entrer dans la décision, en revanche : toute promesse de consommation réduite. Deux appareils de même puissance réglés sur la même consigne dans la même pièce consomment la même chose.

Modèlepuissancesécurité
#1 Aigostar Oil Monster 2500 WVoir le prix2 500 W annoncésprotection contre la surchauffe et anti-basculement
#2 Amazon Basics céramique 1800 WVoir le prix1 800 W annoncésanti-basculement, coupure à la surchauffe, certification TUV annoncée
#3 Bestron radiateur soufflant 2000 WVoir le prix2 000 W annoncésanti-basculement, coupure à la surchauffe
#4 Cecotec Ready Warm 9790 ForceVoir le prix2 000 W annoncéstriple système annoncé, arrêt automatique
#5 De'Longhi HVY1020Voir le prix2 000 W annoncésthermostat de sécurité, double isolation
#6 De'Longhi Radia S TRRS0920Voir le prix2 000 W annoncésthermostat de sécurité
#7 Dreo Atom 316Voir le prix1 500 W annoncéscapteur d'inclinaison, matériaux ignifuges, coupure à la surchauffe
#8 Dreo DR-HSH010Voir le prix2 000 W annoncéstriple protection contre la surchauffe, matériaux résistants au feu

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quel chauffage d'appoint consomme le moins ?

Aucun, et la question n'a pas de réponse telle qu'elle est posée. Tous les radiateurs électriques transforment 100 % de l'électricité consommée en chaleur : il n'y a ni combustion dont les fumées partiraient dehors, ni fluide qui s'échapperait. Deux appareils de 2 000 watts réglés sur la même consigne dans la même pièce consomment donc la même chose. Les vraies économies sont ailleurs : un degré de consigne en moins vaut environ 7 % de consommation, fermer la porte de la pièce chauffée divise le volume à traiter, et ne chauffer que pendant l'occupation divise la durée.

Comment calculer la puissance dont j'ai besoin ?

Multipliez la longueur par la largeur par la hauteur sous plafond pour obtenir un volume en mètres cubes, puis comptez environ 40 watts par mètre cube dans un logement correctement isolé. Une chambre de 12 m² sous 2,50 m fait 30 m³ et demande donc 1 200 watts ; la même pièce sous 3,20 m fait 38 m³ et en demande 1 500. Majorez d'un quart si la pièce est en rez-de-chaussée, possède deux murs extérieurs ou de grandes vitres. Attention aux annonces qui parlent en mètres carrés : elles supposent implicitement un plafond de 2,50 m.

Bain d'huile ou soufflant ?

Cela dépend entièrement de la durée d'occupation. Le bain d'huile met vingt à trente minutes à produire son effet, puis tient une température très stable et continue de restituer après l'arrêt : c'est le bon choix pour une pièce où l'on reste des heures. Le soufflant chauffe en quelques secondes et s'arrête net : c'est le bon choix pour une salle de bains où l'on veut dix minutes de chaleur à heure fixe, et le mauvais pour un salon, où son bruit permanent et ses variations de température finissent par gêner.

Pourquoi mon radiateur sent-il le brûlé en début de saison ?

Parce que les poussières déposées sur les ailettes pendant l'été grillent au premier allumage. C'est normal, sans danger, et cela disparaît après une heure ou deux de fonctionnement. Deux choses réduisent le phénomène : dépoussiérer l'appareil avant le premier allumage de la saison, avec un chiffon sec et un passage d'aspirateur entre les ailettes, et choisir un modèle à surface moins chaude, c'est-à-dire à plus d'ailettes pour une même puissance. Si l'odeur persiste au-delà de quelques heures, ou si elle est âcre plutôt que poussiéreuse, arrêtez l'appareil.

Peut-on brancher un radiateur sur une rallonge ?

Non, et c'est l'un des rares interdits absolus de ce guide. Un radiateur de 2 500 watts appelle près de 11 ampères en continu, pendant des heures, ce qui est un régime très différent de celui d'un appareil utilisé quelques minutes. Une rallonge de section insuffisante chauffe alors sur toute sa longueur, et une rallonge laissée enroulée n'évacue pas cette chaleur, qui s'accumule au cœur de la bobine. Même interdit pour les multiprises, dont les contacts internes ne sont pas prévus pour cette charge permanente. L'appareil se branche seul, directement sur une prise murale.

Un radiateur assèche-t-il l'air de la pièce ?

Non, aucun radiateur n'ajoute ni ne retire d'eau de l'air. Ce qu'il change, c'est l'humidité relative : la même quantité de vapeur, à température plus élevée, représente un pourcentage plus faible de ce que l'air peut contenir. L'air paraît donc plus sec et la condensation disparaît des vitres, mais l'eau est toujours là. Si la sensation gêne, c'est un humidificateur qui y répond, et non un bol d'eau posé sur l'appareil. Et si un mur moisit, chauffer déplace le problème : il faut retirer l'eau avec un déshumidificateur et ventiler.