En bref

  • Le seul appareil de notre sélection à annoncer les deux unités : 15 m² et 35 à 40 m³. Et la conversion est cohérente, ce qui est rare.
  • 2 000 W sur deux paliers (1 000 et 2 000 W), trois modes : ventilation, éco, turbo.
  • 30 dB annoncés à puissance maximale, et cette précision du palier de mesure n'est donnée par aucun autre appareil du rayon.
  • Deux molettes rotatives, triple système de sécurité annoncé avec arrêt automatique.
  • ⛔ Le titre annonce « basse consommation » : cela ne désigne aucun rendement. Un soufflant électrique rend 100 % de l'électricité en chaleur, quelle que soit sa marque.

Quinze mètres carrés et trente-cinq mètres cubes : la seule annonce complète

Sur les dix appareils de notre sélection, sept annoncent une surface, un annonce un volume, et un seul annonce les deux : celui-ci, avec « jusqu'à 15 m², ce qui correspond à un volume compris entre 35 et 40 m³ ».

C'est la bonne façon de présenter la chose, et il vaut la peine d'expliquer pourquoi. Un chauffage réchauffe de l'air, pas un plancher. Une pièce de 15 m² sous un plafond de 2,50 m contient 37,5 m³ d'air ; la même surface sous 3 m en contient 45, soit un cinquième de plus à réchauffer avec la même puissance. Une annonce en mètres carrés laisse donc de côté la moitié de l'information.

La conversion annoncée ici est exacte : 15 m² multipliés par 2,50 m donnent 37,5 m³, au milieu de la fourchette de 35 à 40 annoncée. Nous avons vérifié les neuf autres annonces du rayon avec le même calcul, et la plupart ne résistent pas : le Rowenta Intense Comfort+ annonce 35 m² pour la même puissance de 2 000 W, soit plus du double.

Reste à confronter l'annonce à notre propre repère, qui est d'environ 40 watts par mètre cube pour un appoint dans un logement correctement isolé. Deux mille watts couvrent à ce compte 50 m³ : l'annonce de 35 à 40 m³ est donc plus prudente que notre repère, et c'est le seul appareil du rayon dans ce cas. On peut en déduire soit une prudence commerciale inhabituelle, soit un dimensionnement pensé pour une pièce moyennement isolée, ce qui correspond mieux à la réalité du parc français.

La conséquence pratique est agréable à écrire : dans une pièce de 15 m², cet appareil a de la marge, et le palier de 1 000 W suffira la plupart du temps.

« Basse consommation » : ce que le titre ne veut pas dire

Le titre de l'annonce contient les mots « basse consommation ». Il faut dire posément ce qu'ils ne signifient pas, parce que c'est le malentendu central de tout le rayon du chauffage d'appoint électrique.

Un appareil de chauffage électrique transforme 100 % de l'électricité consommée en chaleur. Non pas 95 %, non pas 98 : la totalité. C'est une conséquence du premier principe de la thermodynamique, et cela vaut pour un soufflant céramique, un bain d'huile, un convecteur et un radiateur rayonnant. Il n'existe pas de chauffage électrique à résistance plus économe qu'un autre à chaleur égale.

Ce qu'un appareil peut changer, c'est la quantité de chaleur nécessaire pour vous satisfaire, ce qui est une autre question. Un thermostat précis évite de dépasser la consigne. Une minuterie évite de chauffer une pièce vide. Un mode éco délivre moins de puissance, donc consomme moins et chauffe moins. Un appareil qui chauffe la zone où vous êtes plutôt que toute la pièce fait économiser, non par rendement, mais parce qu'il chauffe moins de volume.

Appliqué à cet appareil, cela donne une lecture honnête de ses trois modes. Le mode éco à 1 000 W consomme la moitié du mode turbo et délivre la moitié de la chaleur : il sert à maintenir une pièce déjà à température, pas à faire des économies à confort égal. Le mode turbo à 2 000 W sert à la montée. Le mode ventilation ne chauffe pas.

La seule véritable économie disponible sur ce type d'appareil est comportementale, et elle est considérable : chauffer la pièce où l'on est pendant qu'on y est, plutôt que le logement entier. Un quart d'heure à 2 000 W représente 0,5 kWh ; huit heures en représentent seize. C'est ce rapport-là qui décide de la facture, pas la technologie de la résistance.

Trente décibels à puissance maximale : la seule valeur comparable du rayon

Cinq appareils de notre sélection publient un niveau sonore : 29 dB(A) pour les deux Rowenta, 30 dB ici, 34 pour le Dreo, 42 et 44 pour deux autres. Mais une seule de ces cinq annonces précise à quel régime la valeur est mesurée, et c'est celle-ci : « seulement 30 dB à puissance maximale ».

Cette précision change la comparaison du tout au tout. Les 29 dB(A) des Rowenta sont très vraisemblablement mesurés en mode silencieux ou éco, c'est-à-dire au palier le plus bas, ce qui est l'usage courant des fiches techniques. Trente décibels à 2 000 watts n'est donc pas une valeur un peu moins bonne que vingt-neuf : c'est probablement la meilleure du rayon, parce qu'elle décrit le pire cas et non le meilleur.

L'ordre de grandeur mérite d'être posé pour ceux qui ne manipulent pas ces unités. Trente décibels correspondent à l'ambiance d'une pièce calme la nuit, en dessous du ronronnement d'un réfrigérateur. L'échelle étant logarithmique, un appareil à 40 dB est perçu environ deux fois plus fort, et un appareil à 50 dB quatre fois.

Ce que le chiffre ne dit pas, en revanche, est commun à tous les soufflants : l'appareil déplace de l'air. Ce courant tiède est perceptible à deux mètres, il sèche l'air ambiant et il fait bouger ce qui est léger. Un soufflant silencieux reste un soufflant ; pour une pièce où l'on reste assis plusieurs heures, un radiateur à inertie est plus confortable, et notre guide du chauffage d'appoint détaille cette opposition.

Précision de vocabulaire, enfin : l'annonce écrit 30 dB et non 30 dB(A). La pondération A est celle qui tient compte de la sensibilité de l'oreille, et c'est la mesure usuelle pour un appareil domestique. Faute de précision, nous écrivons la valeur telle qu'annoncée.

Deux molettes et rien d'autre : la commande la plus simple du rayon

La commande tient en deux roulettes rotatives : l'une pour la puissance et le mode, l'autre pour le thermostat. Aucun écran, aucune télécommande, aucune minuterie. Six appareils de notre sélection affichent une température, quatre se commandent à distance, deux s'éteignent seuls.

L'avantage d'une commande rotative a déjà été dit pour les autres appareils mécaniques du rayon, et il tient : la position du bouton dit ce qui est réglé, sans écran à lire ni appuis à compter. Sur un appareil que plusieurs personnes utilisent dans une maison, ou qu'on éteint à la hâte, c'est un gain réel.

L'inconvénient est tout aussi réel et se concentre sur un point : l'absence de minuterie. Sur un appareil d'appoint qui sert vingt minutes le matin, c'est l'oubli qui coûte, et rien ici ne l'empêche. Deux appareils de notre sélection, le Dreo Atom 316 et le Midea PTC, s'éteignent d'eux-mêmes au terme programmé.

La molette de thermostat n'étant pas graduée en degrés, le réglage se fait par essais. La méthode est toujours la même : par une journée représentative, cherchez le cran qui maintient la pièce à la température voulue, et repérez-le d'un trait. C'est fastidieux une fois.

L'annonce mentionne un triple système de sécurité avec arrêt automatique, sans détailler lesquels. Les trois protections usuelles de ces appareils sont la coupure à la surchauffe, la coupure au basculement et un fusible thermique non réarmable ; l'annonce ne les nomme pas, et nous n'affirmerons pas lesquelles sont présentes.

Un appareil juste dimensionné : les règles qui restent

Deux mille watts font près de neuf ampères en continu sous 230 volts. La règle est celle de tout le rayon et ne souffre aucune exception : prise murale directe, jamais de multiprise, jamais de rallonge, et surtout pas une rallonge enroulée sur son dévidoir, qui ne peut pas évacuer la chaleur qu'elle produit.

Vient ensuite la circulation d'air, dont dépend le bon fonctionnement autant que la sécurité. L'appareil aspire par l'arrière et souffle par l'avant : comptez vingt centimètres dégagés derrière et cinquante devant. Poussé contre un mur ou un rideau, il réaspire son propre air chaud, sa protection thermique le coupe, et cela passe pour une panne sans en être une.

La règle la plus transgressée du rayon, ensuite, et elle se joue en secondes : rien devant la grille. Pas de serviette à réchauffer, pas de chaussette posée à sécher, pas de rideau que le flux fait battre. Un soufflant n'a aucune inertie thermique, contrairement au bain d'huile du même rayon : ce qui obstrue son flux voit la température monter immédiatement.

Pour un appareil dont la couverture annoncée est de 15 m², un conseil de placement vaut mieux qu'un conseil de puissance : dirigez le flux vers le volume dégagé de la pièce, pas vers un meuble à deux mètres. La chaleur se répartit par brassage, et un jet arrêté net chauffe le dossier d'un canapé.

Enfin, le rappel du rayon : aucun indice IP publié, donc pas de salle de bains. La NF C 15-100 n'autorise un appareil dans le volume 2 (soixante centimètres autour de la douche ou de la baignoire) qu'à partir d'IPX4, et un seul appareil de notre sélection le publie, le Nedis HTBA10GY.

Points forts et limites

On aime

  • Seul du rayon à annoncer surface ET volume, avec une conversion juste
  • Annonce plus prudente que notre repère de 40 W/m³ : pas de surpromesse
  • 30 dB annoncés À PUISSANCE MAXIMALE, précision qu'aucun autre ne donne
  • Commande à deux molettes : l'état de l'appareil se voit
  • Mode ventilation seule, utilisable en été

À surveiller

  • Le titre annonce « basse consommation », ce qui ne désigne aucun rendement
  • Pas de minuterie : l'oubli est le seul vrai coût d'un appoint
  • Molette non graduée en degrés : réglage par essais
  • Triple sécurité annoncée sans que les trois protections soient nommées
  • Aucun indice IP publié

Face aux concurrents

Face aux deux autres appareils de 2 000 W de notre sélection, ce Cecotec est le seul dont l'annonce de couverture soit à la fois complète et prudente.

CritèreCecotec Ready Warm 9790 ForceRowenta Intense Comfort+ SO9361F0Bestron radiateur soufflant 2000 W
Puissance2 000 W annoncés2 000 W annoncés2 000 W annoncés
Paliers1 000 et 2 000 W1 000, 1 600, 1 800 et 2 000 W1 000 et 2 000 W
Surface annoncéejusqu'à 15 m²jusqu'à 35 m²jusqu'à 20 m²
Niveau sonore30 dB annoncés à puissance maximale29 dB(A) annoncés-

Verdict par usage

  • OuiPièce de 12 à 15 m² l'annonce est prudente, l'appareil a donc de la marge.
  • OuiChambre où le bruit compte 30 dB annoncés à pleine puissance, et non au palier le plus bas.
  • NonPièce qu'on veut chauffer sur programme aucune minuterie : voyez le Dreo Atom 316 ou le Midea.
  • NonSalle de bains aucun indice IP publié ; la NF C 15-100 exige IPX4 dans le volume 2.

Caractéristiques

Puissance2 000 W annoncés
Paliers1 000 et 2 000 W
Surface annoncéejusqu'à 15 m²
Volume annoncé35 à 40 m³
Niveau sonore30 dB annoncés à puissance maximale
Modesventilation, éco, turbo
Sécuritétriple système annoncé, arrêt automatique

Pour qui

Pour une pièce de 12 à 15 m² où le bruit compte, et pour qui préfère une annonce prudente à une annonce flatteuse. C'est le seul appareil du rayon dont la couverture annoncée soit plus modeste que notre propre repère de dimensionnement, et le seul à préciser le régime auquel son niveau sonore est mesuré.

Conseils d'achat

  • Ne lisez pas « basse consommation » comme un rendement : tout chauffage électrique rend 100 % de l'électricité en chaleur, et le mode éco délivre simplement moins de puissance.
  • Branchez-le directement sur une prise murale : 2 000 W font près de neuf ampères en continu.
  • Dirigez le flux vers le volume dégagé de la pièce plutôt que vers un meuble : la chaleur se répartit par brassage.
  • Repérez une fois le cran de thermostat qui tient votre consigne et marquez-le : la molette n'est pas graduée en degrés.
  • Prenez l'habitude de l'éteindre en sortant : il n'y a pas de minuterie, et c'est l'oubli qui coûte.