En bref

  • Minuterie sur 24 heures : la programmation la plus longue du rayon, contre 12 h pour le Dreo et rien du tout pour les huit autres.
  • Matériaux classés V-0, c'est-à-dire le niveau le plus exigeant du classement d'inflammabilité UL 94 : un appareil du rayon seulement l'annonce avec lui.
  • Réglage de 5 à 35 °C, quatre modes (haut, bas, éco, ventilation), commande tactile et télécommande.
  • 2 000 W, élément céramique PTC autolimité, coupure à la surchauffe et au basculement annoncées.
  • ⛔ Ni surface ni volume annoncés, et aucun indice IP : il faut dimensionner soi-même, et la salle de bains est exclue.

Vingt-quatre heures de programmation : ce qu'on en fait concrètement

Deux appareils de notre sélection s'éteignent seuls, et celui-ci a la plage la plus large : une horloge programmable sur 24 heures, contre une minuterie de 12 h pour le Dreo Atom 316. Les huit autres restent allumés jusqu'à ce que quelqu'un y pense.

La différence entre une minuterie et une horloge sur 24 heures mérite d'être posée, parce qu'elle change l'usage. Une minuterie compte à partir de maintenant : « éteins-toi dans deux heures ». Une horloge programmable raisonne sur la journée : « sois en marche à telle heure ». La seconde permet d'arriver dans une pièce déjà chaude, ce que la première ne permet pas.

C'est précisément l'usage qui fait gagner le plus sur un appoint, et il faut le chiffrer pour qu'il soit clair. Chauffer une chambre une demi-heure avant le réveil consomme un kilowattheure à 2 000 W. Chauffer la même chambre toute la nuit par précaution en consomme seize. Le confort au réveil est le même.

Le second usage est l'inverse : borner. Programmer un arrêt à vingt-deux heures évite qu'un appareil allumé dans un bureau tourne jusqu'au lendemain matin, ce qui est le scénario d'oubli le plus banal.

Une précaution d'usage, enfin, que l'équipement rend nécessaire : un appareil qui se met en marche sans que personne soit présent impose que son environnement soit dégagé en permanence, et pas seulement au moment où on l'allume. Cinquante centimètres devant la grille, rien qui puisse glisser ou tomber devant, et un emplacement fixe. Ce qui est vrai pour un départ programmé l'est encore plus si la pièce est un bureau encombré.

Matériaux V-0 : ce que ce classement signifie vraiment

L'annonce met en avant des « matériaux à combustion lente V-0 ». L'expression est exacte mais le vocabulaire est flou, et il vaut la peine de dire ce que ce classement mesure, parce que c'est l'un des rares arguments de sécurité vérifiables d'une annonce de chauffage.

V-0 est le niveau le plus exigeant du classement UL 94, une norme d'inflammabilité des matières plastiques. L'essai consiste à appliquer une flamme sur une éprouvette, puis à mesurer ce qui se passe quand on la retire. Pour obtenir V-0, le matériau doit cesser de brûler en moins de dix secondes après le retrait de la flamme, et ne doit produire aucune goutte enflammée susceptible d'allumer ce qui se trouve en dessous.

Les deux niveaux inférieurs éclairent ce que cela veut dire. V-1 autorise trente secondes de combustion sans gouttes enflammées ; V-2 autorise trente secondes et des gouttes enflammées. Un boîtier V-2 qui s'enflamme peut donc faire tomber des gouttes de plastique en feu sur un tapis ; un boîtier V-0 ne peut pas.

Appliqué à un appareil de chauffage domestique, l'intérêt est direct : le boîtier d'un soufflant entoure une résistance et un moteur, et un défaut interne (un court-circuit, un roulement bloqué) est le scénario d'incendie propre à ce type d'appareil. Que la matière du boîtier ne propage pas la flamme est ce qui sépare un appareil qui grille de l'intérieur d'un appareil qui met le feu à la pièce.

Ce classement ne dispense de rien, évidemment. Il décrit le comportement du boîtier, pas celui d'un rideau placé dans le flux, et il ne remplace ni la distance dégagée, ni la prise murale directe, ni le fait de ne rien poser devant la grille.

Tactile et télécommande : la commande la plus complète du rayon

Cet appareil se commande de deux façons : un bandeau tactile à affichage LED et une télécommande. Quatre appareils de notre sélection proposent une commande à distance ; quatre autres n'ont qu'une molette mécanique.

L'intérêt d'une télécommande sur un chauffage d'appoint n'est pas la paresse. Un soufflant se place hors passage et à distance de tout textile, ce qui veut dire dans un coin de la pièce, et un appareil dans un coin est un appareil qu'on ne va pas régler. Une télécommande permet de respecter les distances de sécurité sans renoncer à ajuster la consigne.

Le revers d'une commande électronique a déjà été dit pour les appareils mécaniques du rayon et il est réel : après une coupure de courant, un appareil électronique repart souvent éteint ou sur un réglage par défaut, là où une molette garde sa position. Pour un usage d'antigel dans un local non surveillé, c'est le De'Longhi HVY1020 et sa molette qui sont le bon choix, pas celui-ci.

Les quatre modes couvrent les usages sans redondance. Haut et bas sont les deux paliers de puissance ; éco laisse l'appareil choisir selon l'écart à la consigne ; ventilation coupe la résistance et rend l'appareil utile en été. L'annonce signale aussi un capteur qui ajuste le fonctionnement en continu, ce qui est la façon normale de décrire un thermostat électronique.

Un mot sur le boîtier isolé « à toucher frais » que l'annonce met en avant. Cela ne veut pas dire que l'appareil reste froid : un soufflant de 2 000 W évacue sa chaleur par l'avant, et la grille de sortie est chaude. L'expression décrit les parois latérales, pas la sortie d'air, et un enfant qui met la main devant la grille se brûle quand même.

Aucune surface annoncée : le calcul à faire soi-même

L'annonce de cet appareil énumère ses fonctions et ne donne ni surface ni volume. Sept des dix appareils de notre sélection annoncent au moins une surface. Le calcul est à faire, et il est simple.

Le repère que nous employons pour tous les appoints du site est d'environ 40 watts par mètre cube dans un logement correctement isolé. Deux mille watts couvrent donc 50 m³ : 20 m² sous un plafond de 2,50 m, 18 m² sous 2,80 m, 16 m² sous 3 m.

Le calcul se fait en volume et jamais en surface, parce qu'on chauffe de l'air. C'est la hauteur, que personne ne mesure, qui fait l'écart : la même pièce de 20 m² contient 50 m³ d'air sous 2,50 m et 60 sous 3 m, soit un cinquième de plus à réchauffer avec la même puissance.

La correction à apporter ensuite est celle de l'isolation. Quarante watts par mètre cube valent pour un logement correctement isolé ; dans une pièce en rez-de-chaussée avec deux murs extérieurs et du simple vitrage, comptez plutôt 50 W/m³, soit 40 m³ et 16 m² pour cet appareil.

Pour situer cette puissance dans le rayon : sept appareils de notre sélection affichent 2 000 W et annoncent des surfaces allant de 15 à 35 m². Trois appareils de même puissance, trois chiffres dans un rapport de plus de deux : l'absence d'annonce de celui-ci n'est donc pas une perte d'information considérable, puisque les chiffres de ses concurrents ne sont pas comparables entre eux.

Deux mille watts programmés sans surveillance : les règles s'alourdissent

Un appareil qui se met en marche tout seul n'est pas dans la même situation qu'un appareil qu'on allume en entrant dans une pièce. Les règles habituelles du rayon valent, et deux d'entre elles deviennent plus strictes.

L'emplacement devient permanent. Cinquante centimètres dégagés devant la grille et vingt derrière, non pas au moment où on allume, mais en permanence : rien qui puisse glisser, tomber ou être posé devant l'appareil pendant les heures où personne ne le regarde. Dans un bureau ou une chambre encombrée, c'est l'engagement que prend celui qui programme un départ.

L'alimentation ne souffre aucune approximation. Deux mille watts font près de neuf ampères en continu : prise murale directe, pas de multiprise, pas de rallonge, et jamais de rallonge enroulée. Un départ programmé à six heures du matin sur une rallonge enroulée derrière un meuble est exactement la configuration à ne pas créer.

Les règles communes à tout le rayon ne changent pas. Rien devant la grille, jamais de linge à sécher : les matériaux V-0 et l'élément PTC autolimité protègent l'appareil, pas le textile placé dans son flux. Et l'appareil se pose à plat sur une surface dure, hors passage, pas sur un tapis épais qui l'incline.

Enfin, le rappel du rayon, et il vaut pour neuf appareils sur dix : aucun indice IP publié ici, donc pas de salle de bains. La NF C 15-100 n'autorise un appareil dans le volume 2 (soixante centimètres autour de la douche ou de la baignoire) qu'à partir d'IPX4. Le seul appareil de notre sélection à publier cet indice est le Nedis HTBA10GY.

Points forts et limites

On aime

  • Horloge programmable sur 24 h : on arrive dans une pièce déjà chaude
  • Matériaux classés V-0, le niveau le plus exigeant d'UL 94
  • Commande tactile et télécommande : l'appareil reste à distance de sécurité
  • Réglage de 5 à 35 °C et quatre modes sans redondance
  • Élément céramique PTC, qui s'autolimite par nature

À surveiller

  • Ni surface ni volume annoncés : il faut dimensionner soi-même
  • Commande électronique : elle ne garde pas son réglage après une coupure
  • Un départ programmé impose un emplacement dégagé en permanence
  • Boîtier « à toucher frais » : la grille de sortie reste chaude
  • Aucun indice IP publié

Face aux concurrents

Face à l'autre appareil programmable de notre sélection et au plus simple du rayon, ce Midea est le mieux équipé et celui qui demande le plus de rigueur d'emplacement.

CritèreMidea radiateur PTC 2000 WDreo Atom 316De'Longhi HVY1020
Puissance2 000 W annoncés1 500 W annoncés2 000 W annoncés
Plage de thermostat5 à 35 °C5 à 35 °C par paliers de 1 °C-
Minuterie24 h12 h-
Sécuritématériaux classés V-0, coupure à la surchauffe et au basculementcapteur d'inclinaison, matériaux ignifuges, coupure à la surchauffethermostat de sécurité, double isolation

Verdict par usage

  • OuiChambre à chauffer avant le réveil c'est l'usage que permet l'horloge sur 24 h, et le seul du rayon à l'autoriser.
  • OuiBureau où l'on oublie d'éteindre un arrêt programmé règle le seul vrai gaspillage d'un appoint.
  • NonLocal non surveillé à protéger du gel une commande électronique ne repart pas après une coupure : voyez le De'Longhi.
  • NonSalle de bains aucun indice IP publié ; la norme exige IPX4 dans le volume 2.

Caractéristiques

Puissance2 000 W annoncés
Élément chauffantcéramique PTC
Plage de thermostat5 à 35 °C
Minuterie24 h
Modeshaut, bas, éco, ventilation
Commandetactile et télécommande
Sécuritématériaux classés V-0, coupure à la surchauffe et au basculement

Pour qui

Pour une chambre ou un bureau de 16 à 20 m² qu'on veut trouver chaude en arrivant, et pour qui accepte de tenir un emplacement dégagé en permanence puisque l'appareil démarrera sans personne. L'horloge sur 24 heures et le classement V-0 sont ses deux vrais arguments, pas sa puissance.

Conseils d'achat

  • Servez-vous du départ programmé plutôt que de laisser tourner : une demi-heure à 2 000 W coûte 1 kWh, une nuit entière en coûte seize pour le même confort au réveil.
  • Tenez l'emplacement dégagé en permanence, pas seulement quand vous allumez : cinquante centimètres devant, vingt derrière, rien qui puisse glisser.
  • Calculez votre volume : l'annonce ne donne aucune surface, et 2 000 W couvrent environ 50 m³, soit 20 m² sous 2,50 m.
  • Utilisez la télécommande pour garder l'appareil dans son coin : c'est ce qui permet de respecter les distances sans renoncer à régler.
  • Ne comptez pas sur lui pour un antigel dans un local non surveillé : après une coupure de courant, une commande électronique ne repart pas sur son réglage.