En bref

  • 1 000 W sur 6 éléments, annoncés pour une pièce jusqu'à 10 m².
  • 165 W par élément : la surface la plus tiède de notre sélection après le plus petit modèle.
  • Thermostat mécanique réglable et bases antidérapantes élargies.
  • Protection contre la surchauffe annoncée.
  • ⛔ L'annonce affirme que ce type d'appareil « ne dessèche pas l'environnement » : aucun radiateur n'ajoute ni ne retire d'eau de l'air.

Mille watts pour dix mètres carrés : un calcul juste

Dix mètres carrés sous un plafond de deux mètres cinquante représentent vingt-cinq mètres cubes. Rapportés aux mille watts annoncés, cela fait quarante watts par mètre cube, qui est exactement le repère d'un chauffage d'appoint dans un logement correctement isolé.

L'annonce est donc juste, et c'est assez rare sur ce rayon pour être dit : deux fiches de notre sélection annoncent des surfaces un cinquième trop grandes pour leur puissance.

Il faut comprendre ce que cela désigne : une petite chambre, un bureau, une salle d'eau, une chambre d'appoint. Pas un salon, pas une pièce de vie, pas une chambre de vingt mètres carrés. Ce n'est pas une version économique d'un grand modèle : c'est un appareil dimensionné pour un petit volume, et le confondre avec l'autre conduit à l'acheter pour une pièce où il tournera en permanence sans résultat.

La règle habituelle s'applique : majorez d'un quart, donc visez plutôt huit mètres carrés, si la pièce est en rez-de-chaussée, possède deux murs extérieurs ou de grandes vitres. Et sous un plafond de trois mètres, ces dix mètres carrés deviennent trente mètres cubes et le ratio retombe à trente-trois watts par mètre cube.

Cent soixante-cinq watts par élément : la surface la plus douce

Six éléments pour mille watts font cent soixante-cinq watts par élément, ce qui est le deuxième meilleur ratio de notre sélection, derrière un modèle de 650 W sur cinq ailettes.

Rappelons ce que ce chiffre détermine : non pas la chaleur délivrée dans la pièce, qui dépend uniquement de la puissance, mais la température que prend le métal pour la délivrer. À cent soixante-cinq watts par élément, les ailettes sont chaudes sans être brûlantes : on peut y poser la main quelques secondes sans retirer le bras.

C'est l'argument décisif de ce modèle pour trois usages. Une chambre d'enfant, où l'appareil sera touché. Une salle d'eau, où l'on circule pieds nus et parfois en se rattrapant. Et une pièce où l'on s'assoit près du radiateur, puisqu'une surface moins chaude rayonne plus doucement.

L'autre conséquence est l'absence d'odeur de poussière grillée en début de saison : à cette température de surface, les poussières déposées ne se consument pas. C'est un détail de confort que l'on apprécie au premier allumage d'octobre.

Les bases antidérapantes élargies, enfin, remplacent utilement un dispositif anti-bascule que cette fiche n'annonce pas : un socle large et antidérapant est plus difficile à renverser, surtout sur un appareil de cette taille, plus léger et plus bas qu'un onze ailettes.

« Ne dessèche pas l'environnement » : ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas

L'annonce affirme que « le système de chauffage des radiateurs à huile ne dessèche pas l'environnement ». C'est partiellement vrai et globalement inexact, et la nuance mérite d'être posée parce qu'elle revient dans beaucoup d'annonces.

Ce qui est inexact : aucun radiateur n'ajoute ni ne retire d'eau de l'air d'une pièce. Il n'y a ni condensation ni évaporation dans un bain d'huile scellé. Ce que le chauffage change, c'est l'humidité relative : la même quantité de vapeur d'eau, à température plus élevée, représente un pourcentage plus faible de ce que l'air pourrait contenir. L'air paraît plus sec, mais la quantité d'eau est identique. Ce phénomène est strictement le même pour un bain d'huile, un convecteur ou un sèche-serviettes.

Ce qui est vrai : un bain d'huile ne brasse pas l'air. Un soufflant met les poussières en suspension et crée un courant d'air sur la peau et les muqueuses, ce qui donne une sensation d'assèchement plus marquée à température égale. Un bain d'huile n'a pas de ventilateur, et cette gêne disparaît. C'est probablement ce que l'annonce veut dire, maladroitement.

La conséquence pratique est la même dans tous les cas : si l'air de la pièce vous paraît sec en hiver, c'est un humidificateur qui répond au problème, et non le choix d'une technologie de chauffage. Un bol d'eau posé sur le radiateur n'évapore qu'une quantité négligeable au regard du volume d'une pièce.

Un thermostat mécanique sur un petit appareil : cohérent

Une molette mécanique régule à deux ou trois degrés près et claque à chaque cycle. Sur ce format, c'est un choix cohérent, et pour deux raisons.

D'abord parce que l'écart de régulation importe moins dans un petit volume. Vingt-cinq mètres cubes réagissent vite : la température monte et descend plus franchement que dans un grand salon, et l'inertie de six éléments d'huile amortit déjà l'essentiel. Un thermostat au demi-degré n'apporterait pas grand-chose de perceptible.

Ensuite parce que la panne qui condamne ce type d'appareil est presque toujours électronique. Le circuit d'huile est scellé et ne s'use pas ; une carte de commande, elle, ne se remplace pas pour une somme raisonnable sur un appareil de ce prix. Une molette, une résistance et un bilame forment un ensemble qui dure.

Supra est par ailleurs une marque française de petit électroménager présente de longue date sur le chauffage, ce qui n'est pas indifférent sur un rayon où plusieurs noms sont apparus récemment.

Ce que cette fiche ne publie pas : ni dimensions, ni masse. Pour six éléments, comptez une trentaine de centimètres de long et six à huit kilos, mais ce sont des ordres de grandeur et non des valeurs de l'annonce.

Points forts et limites

On aime

  • Dimensionnement juste : 1 000 W pour 10 m², soit exactement 40 W/m³
  • 165 W par élément : surface tiède, adaptée à une chambre d'enfant ou une salle d'eau
  • Pas d'odeur de poussière grillée à cette température de surface
  • Bases antidérapantes élargies
  • Thermostat mécanique : rien d'électronique à condamner l'appareil

À surveiller

  • L'annonce affirme à tort qu'il « ne dessèche pas l'environnement » : aucun radiateur ne modifie la quantité d'eau dans l'air
  • 1 000 W ne chauffent qu'un petit volume : à ne pas confondre avec un grand modèle moins cher
  • Pas de niveaux de puissance intermédiaires
  • Ni dimensions ni masse publiées, et aucun anti-bascule annoncé

Face aux concurrents

Face aux deux autres petits modèles de notre sélection, cet OLIA est celui dont le dimensionnement est le plus franc, et le seul dont l'annonce ne se contredit pas.

CritèreSupra OLIA 1000Russell Hobbs RHOFR3001Tristar KA-5380
Puissance1 000 W annoncés650 W annoncés en puissance thermique maximale, mais l'annonce liste aussi trois réglages de 600, 900 et 1 500 W : les deux ne peuvent être vrais2 000 W annoncés
Éléments65 ailettes9 ailettes
Surface annoncéejusqu'à 10 m²jusqu'à 10 m²-
Thermostatmécanique réglablevariableréglable

Verdict par usage

  • OuiBureau ou petite chambre de 8 à 10 m² c'est exactement le volume annoncé, et le dimensionnement est juste.
  • OuiChambre d'enfant 165 W par élément : la surface reste tiède, et le socle est élargi.
  • PrudenceSalle d'eau la surface douce convient, mais l'inertie demande de l'allumer une demi-heure avant.
  • NonPièce de 15 m² et plus 1 000 W ne suffiront pas : comptez 1 500 W au minimum.

Caractéristiques

Puissance1 000 W annoncés
Éléments6
Surface annoncéejusqu'à 10 m²
Thermostatmécanique réglable
Stabilitébases antidérapantes élargies
Sécuritéprotection contre la surchauffe

Pour qui

Pour un bureau, une petite chambre ou une chambre d'appoint de 8 à 10 m², et tout particulièrement pour une pièce où l'appareil sera touché : sa surface est l'une des deux plus tièdes de notre sélection, et son socle élargi compense l'absence d'anti-bascule.

Conseils d'achat

  • Ne le prenez pas pour une version économique d'un grand modèle : 1 000 W traitent 25 m³, pas davantage.
  • Sous un plafond de 3 m, ces 10 m² deviennent 30 m³ : visez alors 8 m².
  • Si l'air vous paraît sec, c'est un humidificateur qu'il faut : aucun radiateur ne change la quantité d'eau dans l'air.
  • Posez-le sur un sol plan : le socle élargi aide, mais aucun anti-bascule n'est annoncé.
  • Branchez-le directement sur une prise murale, cordon déroulé.